Demain, Ensemble ... Et si un conte inspirait l'Europe

Extraits de livres

Ils ne se soumettent pas, et ne se laissent pas dominer  par ce qu’ils viennent de vivre.

Ils ne sont pas la proie de leur expérience passée.

Ils le traversent,

se dérobent,

et empruntent un chemin nouveau.

La voie du guerrier...

 

Ils profitent de ce qu’ils viennent de vivre,

perdent toute disponibilité à la vie jusque là inculquée,

pour inventer une aventure nouvelle,

jamais encore connue.

 

Ils ne répondent pas  à la stratégie de leur maîtres

Leur victoire : ne pas se laisser vaincre    en choisissant leur propre plan d’action.                                                                        

                                                                                                                    Demain, ENSEMBLE  ed do bentzinger

 

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La perfection n’existant pas,

cessons de nous mettre la barre tellement haut

qu’elle est inatteignable.

Lâchons toutes ces exigences

qui ne correspondent pas à qui nous sommes,

et allons simplement vers le meilleur de nous-mêmes.

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...Habituellement, l’enfant veut tout ce qui lui plaît. De par sa nature, il est dans le « principe de plaisir » et ne veut renoncer à rien de ce qu’il désire. Il recherche la satisfaction immédiate.

Il importe pourtant qu’il intègre ce que l’on appelle le « principe de réalité »,car dans la vraie vie, nous ne pouvons pas avoir tout ce que nous voulons. Il va découvrir qu’un renoncement n’a rien de dramatique. On ne meurt pas, parce qu’on renonce à quelque chose.

Etre dans le « principe de plaisir » est une caractéristique de l’enfant, mais aussi de la personne qui appuie ses décisions sur ses envies.

Le « principe de réalité » montre l’aptitude à faire aujourd’hui pour le contentement de demain : l’on est capable de différer la satisfaction...

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...Les bénéfices que l’on tire de l’effort accompli sont nombreux, dont celui du plaisir de la conquête et du dépassement de soi-même. Cela conduit vers plus de confiance en soi, d’autonomie, de liberté et stimule la créativité : imaginer un résultat maintenant, faire quelque chose maintenant pour avoir quelque chose plus tard donne sens à ce que l’on fait et à la vie...

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...Tout ce qui n’est pas achevé dans nos vies est, par définition, en chantier.

Tout chantier est ouvert jusqu’à ce qu’il soit clôturé : cela va de soi pour chacun.

Tout chantier resté ouvert dans nos vies est énergétivore.

Dans la vie, chacun de nous fait les choix qu’il peut, et pas forcément ceux qu’il voudrait. Nos vies personnelles, professionnelles, matérielles, culturelles nous fixent un cadre. Selon notre âge et notre maturité, nous avons plus ou moins d’aptitudes à rester dans ce cadre ou à en sortir. Nous faisons souvent le meilleur choix possible, en fonction de nos souvenirs, de nos croyances et de notre situation du moment.

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...Une relation sans comptabilité. Oui, par amour pour l’autre, par amour pour la relation, ne comptons pas combien de fois nous faisons le premier pas, ne comptons pas combien de fois nous avons organisé la fête de l’anniversaire de notre rencontre...

Vivre une relation de couple implique toujours la présence de divergences entre les intérêts et les manières de voir la vie, de l’un par rapport à ceux de l’autre. Chaque relation demande que nous mettions de côté une partie de nos a priori pour nous ouvrir à ce que l’autre est, à ce qu’il pense et désire. Cela implique de « mettre de l’eau dans son vin ». Hélas, quelques fois, quand un conflit survient entre deux personnes, aucune d’elles ne veut plier pour ne pas donner « raison » à l'autre. Cette attitude, fondée sur l'orgueil, fait croître l'agressivité, génère la violence et assure l’empoisonnement progressif de la relation. Pour qu'une vraie relation existe, chacun doit savoir s’enrichir des différences de l’autre. L’enfant, qui a la chance d’observer des parents sachant faire des concessions, constate que les différences et les divergences peuvent ne pas être sources de détérioration de la relation. ..

 PAR AMOUR POUR NOS ENFANTS (1)

PAR AMOUR POUR NOUS-MEMES ET PAR AMOUR POUR NOS ENFANTS (2)

ed do bentzinger

 

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Préface de Jacques Salomé

 

« J’ai  beaucoup apprécié les enseignements contenus dans le livre de Jacqueline-Marie Ganter. Je l’ai trouvé émouvant, concret, ouvert sur les interrogations essentielles qui doivent traverser tout être humain en souffrance, en difficulté de santé,  ou simplement en désir de mieux-être.

 

C’est le récit d’un accompagnement de vie, au moment le plus crucial, celui qui suit la découverte d’une maladie grave, envahissante et qui se révèle souvent aliénante.

 

Je crois que je pourrais dire de Jacqueline-Marie Ganter que c’est une passeuse de vie au sens profond du terme, c’est à dire qu’elle permet au travers d’une co-naissance d’accéder à sa propre vérité et aux enjeux cachés d’une existence.

 

Ce qu’elle propose avec une grande simplicité, une évidence sereine au travers d’un accueil, d’un regard, d’une écoute active et d’une pratique cohérente conscientisée de propositions tant relationnelles que symboliques, permet à l’autre d’établir des reliances entre les événements de sa vie et de son histoire, et le surgissement d’une violence physique, d’une mise en maux ou d’un dysfonctionnement.

 

En rappelant les bases d’une communication relationnelle autour de demander, donner, recevoir et refuser, elle propose  une véritable réconciliation avec le meilleur de soi et avec celui d’autrui. Elle sait travailler patiemment à la libération de l’énergie vitale et à son réinvestissement dans les actes du quotidien en permettant de mieux utiliser ses ressources comme ses limites.

 

En apprenant à respirer, à nourrir de vie chaque geste, chaque parcelle du corps, elle relance le mouvement infini, intemporel de la vie. Elle sait aussi que la véritable écoute est celle qui permet à celui qui parle d’entendre enfin ce qu’il dit, ce qu’il crie avec les multiples langages du corps.

 

Ce qui m’a paru le plus pertinent dans cet ouvrage, c’est la cohérence des propositions, que je pourrais appeler soins relationnels essentiels, qui seraient à offrir à toute personne en difficulté de santé, affrontant une maladie, une mise en maux. Propositions permettant non seulement d’accéder au sens d’une maladie mais de soutenir les traitements classiques, les phases de détresse, les interrogations et les peurs qui surgissent dans l’irruption d’une agression physique, d’un dysfonctionnement vital ou d’un accident grave.

 

J’ai apprécié  les qualités des métaphores, des propositions symboliques qui traversent les pages de ce récit et qui sont offertes non seulement à Thomas, le personnage principal de cette aventure, mais à chacun de nous. En effet dans tout ce qu’il y a d’unique dans son histoire, nous pouvons reconnaître l’universalité de la nôtre. Nous assistons à une renaissance, même si la mort est au bout. Jacqueline-Marie Ganter ne fait pas de miracle.

 

Le livre ne se termine pas par un happy end, mais sur la confirmation d’une réalité : celle que nous sommes tous mortels, mais que nous pouvons mourir plus vivant que nous avons vécu, dans toute la plénitude de nos sens et du respect de nous-mêmes.

 

Accompagner la vie chez ceux qui vont la quitter pour leur permettre de se  rencontrer est l’occasion d’une belle leçon de vie, que l’auteur nous donne en nous rappelant que guérir, c’est souvent passer d’une fidélité aux autres à une fidélité à soi-même, une des fidélité les plus difficiles à respecter… »

MOURIR POUR VIVRE

ed do bentzinger